Düsseldorf sous la neige

Düsseldorf

Samedi matin, réveil exceptionnel. Tout d’abord, le chien me réveilla en couinant – ce qu’il ne fait jamais d’habitude. Il posa sa tête à côté de moi et se mit à pleurer. Apparemment, il était bien parti pour en finir une fois pour toutes avec ma grasse matinée. Afin de me montrer à quel point il était décidé, il apporta une chaussette qu’il posa sur le lit. Puis, je l’entendis descendre l’escalier. Quand il revint, c’était pour m’apporter ma chaussure – heureusement, il eut la bonne idée de la déposer sur le tapis.

   Arbres 2neige

Mais moi, je voulais encore dormir. Je me retournai donc sur l’autre côté, en me tirant la couverture sur la tête. Rien à faire. Quand je relevai la couette, c’était pour me retrouver entourée de peluches qui avaient suivi le sort de ma chaussette : soigneusement alignées, l’une à côté de l’autre, sur le rebord de mon lit. Ok, j’étais réveillée et du coup, j’entendais ce que Filou avait dû entendre depuis un moment : en bas, Mira, la chatte, miaulait devant la porte d’entrée.

Je fenêtreme levai donc… mais en jetant un coup d’œil par la fenêtre, je faillis retourner aussitôt sous mes couvertures : dehors, il neigeait. Et si je dis, « il neigeait », c’est qu’il neigeait réellement. De la neige sèche et épaisse, de beaux flocons, comme à la campagne. Les marches de l’escalier devant la maison étaient tout aussi blanches que le trottoir. Quelqu’un avait commencé à balayer, mais en vain. Je voyais encore les traces de la chatte, qui ne miaulait plus maintenant, mais déjà ses empreintes disparaissaient sous une nouvelle couche de flocons blancs.

IMG_0474Rien à faire, il fallait me lever. Je m’habillai et descendis au rez-de-chaussée. Quand j’ouvris la porte d’entrée, la chatte n’y était plus. Ses traces contournaient la maison. J’allai donc voir à la porte de derrière. Mira était là. Elle était fâchée. Quelle mouche avait pu me piquer pour lui mettre toute cette neige devant les pieds ? Est-ce que je ne savais pas que cette masse ouatée était froide et – comble de l’impertinence : humide ! Par-dessus le marché, elle collait aux pattes, dans les poils, en un mot : c’était ignoble de laisser un chat dehors par un temps pareil.

Filou 1En attendant, Dame Holle avait cessé de secouer sa couette ; à moi de prendre mon courage à deux mains, en l’occurrence, le balai, et de nettoyer les marches, avant de sortir le chien ! Lui, par contre, c’était la fête. Il était tellement excité qu’il faillit en oublier de faire pipi.

Il ne voulait pas rentrer et quand, enfin, ce fut l’heure de notre grande balade quotidienne, j’eus du mal à lui faire comprendre qu’il fallait d’abord renettoyer les marches et le trottoir. Mais déjà, dans la rue, la blancheur avait cédé la place à des tâches marron-gris. En ville, la neige, ça ne dure jamais très longtemps, et surtout, elle se transforme rapidement en boue infâme.

Wald 1                 Weg 2

arbres 1On est donc parti, l’appareil photo et le dummy en bagages, direction forêt. Quelle joie de voir Filou sauter, virer, jouer dans la neige, chercher son dummy qu’il me ramenait aujourd’hui avec encore plus d’enthousiasme que d’habitude (impossible, mais vrai !). Ok, au départ, il était tellement excité qu’il ne pouvait plus se concentrer sur rien. Il ne voyait que le blanc de la neige, qu’il voulait absolument sonder, au cas où il y aurait quelque chose d’important enfoui sous cette masse légère et humide à la fois. La forêt était silencieuse, la neige adoucissait les bruits habituels. En haut, dans la clairière, les enfants étaient en train de faire des bonshommes de neige, et d’autres descendaient la pente avec leurs luges. Filou était heureux, et ce, malgré la laisse, aujourd’hui, pour traverser la clairière – en bon golden, il n’avait qu’une idée en tête : dire bonjour à tout le monde – que ça lui plaise ou non…

Une fcimetièreois la clairière derrière nous, nous sommes montés plus haut, pour suivre le chemin qui mène à l’ancien cimetière juif, en dehors de la clôture du cimetière habituel. On n’entendait rien, ni les autres promeneurs ni les enfants. D’un coup, un petit chien accourut, juste au moment, où Filou me ramenait son dummy que j’avais jeté dans les buissons. Il était fort irrité : que faire ? Rapporter sa proie ou suivre l’intrus ? Je l’ai appelé, il se décida de m’écouter et me ramena son dummy en s’asseyant à côté de moi.

Filou 2En rentrant, Filou était littéralement épuisé – il s’est écroulé sous mon bureau pour dormir et – qui sait – rêver encore un peu de cette neige féérique !

Filou 3

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